Les avantages de la Kiko

Les caractéristiques de la Kiko

Caractéristiques principales

Les caractéristiques principales de la chèvre Kiko sont sa rusticité et sa capacité d'atteindre un gain de poids substantiel lorsque maintenue sous des conditions de pâturages sans apport de nourriture. En Nouvelle-Zélande, la chèvre Kiko a été nommée « celle qui va n'importe où, qui mange n'importe quoi » définissant bien sa capacité à survivre sous des conditions extrêmes moins qu'idéales. La Kiko a une carcasse de grande taille qui est généralement blanche (par contre plusieurs Kiko sont porteurs des gènes pour la coloration et les Kiko colorés sont admissibles à l'enregistrement) avec un pelage qui va de court, lisse et brillant en été à long et flottants lorsque les animaux sont gardés dans les régions montagneuses en hiver.

Les boucs matures arborent des cornes très caractéristiques et de grande envergure. Les chèvres matures sont amples, féminines et ont généralement une mamelle bien formée, placée haute et bien attachée. La chèvre Kiko est une " browser ", c'est-à-dire qu'elle broute préférablement les ramilles, les feuilles, l'écorce des arbres et des arbustes. De plus, la Kiko pourra être maintenue sous des conditions d'élevage extensif dans les milieux ouverts broussailleux. La Kiko n'est pas affectée par une variation climatique substantielle et cette chèvre est autant chez elle dans les milieux sub-alpins que dans les steppes semi-désertiques.

Le taux de croissance est probablement la caractéristique qui définit le mieux la race Kiko. Les chevreaux ont un poids moyen à la naissance mais ils présentent une vigueur impressionnante. De la naissance au sevrage, la Kiko démontre un taux de croissance au moins équivalent à n'importe lesquelles autres races caprines de boucherie. Généralement, ce taux de croissance est atteint sans apport de nourriture pour la chèvre Kiko alors que pour toutes les autres races de chèvre, la production de boucherie exige un apport en nourriture et en effort.

Caractéristiques d'importance économique de la Kiko

Au cours du développement de la chèvre Kiko, une emphase considérable a été mise sur l'amélioration d'un nombre de traits (voir les commentaires dans la rubrique Origine et développement de la Kiko - « Paramètres de sélection et traits de production »). Une application stricte et rigoureuse des paramètres de sélection a résulté en des traits considérés fortement désirables par les membres du consortium Goatex. L'importance de quelques uns de ces traits est évident alors que d'autres ne le sont pas aussi clairement. Parmi les traits d'importance, il y a l'instinct maternel fort- Les Kikos sont connues pour adopter les chevreaux orphelins sans être obligé d'imprégner artificiellement la mère adoptive et l'orphelin - et finalement une prédisposition démontrable pour la résistance aux parasites internes et finalement, la vigueur des nouveaux-nés. Ces trois traits ont une importance économique marqués.

Un instinct maternel fort (soit la protection et les soins maternels envers le nouveau-né) est d'une grande importance afin de s'assurer que les femelles élèvent des jumeaux. Quoique c'est un trait qui présente de nombreux aspects, il inclut la capacité à fournir suffisamment de colostrum pendant la période aussitôt après la mise bas dans le but d'assurer la survie des nouveaux-nés, la protection innée du nouveau-né contre les autres animaux qui pourraient menacer sa survie, la stimulation agressive du nouveau-né pour qu'il puisse se lever et tétée dans le plus court laps de temps possible et qu'elle puisse développer un lien affectif fort avec celui-ci (et l'accompagnement du nouveau-né par la mère évitera l'abandon de celui-ci). Depuis, pour la situation de la Nouvelle-Zélande, les chèvres Kiko ne sont jamais assistées à la mise bas et celles qui échouent pour élever ses chevreaux a été systématiquement réformées ayant pour conséquence que les traits maternels ont été renforcés.

La résistance aux parasites internes a un triple bénéfice pour le producteur. Premièrement, il y a l'élimination de la vérification de la croissance en fonction du parasitisme. Chaque parasite (soit ectoparasite ou endoparasite) porté par un animal en croissance a un effet nuisible sur le taux de croissance de celui-ci puisque l'hôte est forcé à fournir l'intrus : la suppression du parasite permet à l'hôte de revenir à son taux de croissance inhérent. Une infestation parasitaire intense peut causée de sévères dommages aux parois intestinales ayant comme conséquence de nuire fortement à la capacité de l'animal à absorber les nutriments. Un animal qui est affecté de la sorte ne retrouvera jamais sa productivité antérieure ou sa vraie capacité de produire même après avoir totalement vermifugé. Deuxièmement, il y a les coûts des vermifuges et du travail à fournir pour administrer ceux-ci qui sont associés à un programme de contrôle parasitaire. Lorsque le but de ces programmes est d'avoir un contrôle chimique efficace des parasites internes, ces coûts peuvent être très importants. Dans la situation environnementale de la Nouvelle-Zélande de tels programmes de contrôle parasitaire sont une procédure normale et très coûteuse. Troisièmement, il y a l'infestation des pâturages par les animaux infestés. Chaque chèvre qui est l'hôte de vers matures libère dans les pâturages des oeufs viables qui finalement se développeront en larves qui infecteront ainsi à leur tous les autres animaux du troupeau. Plus il y aura de chèvres qui sont l'hôte d'un nombre réduit de parasites, moins il y aura de pâturages infectés et cela pendant la période à forte incidence parasitaire.

Depuis le début du projet de développement de la Kiko, la minimisation des programmes de contrôle parasitaire a été un objectif clair du Groupe Goatex LLC. Les chèvres (contrairement au mouton) ne développent pas en vieillissant une résistance aux parasites internes et elles sont alors prédisposées au parasitisme tout au long de leur vie productive. Entre 1995 et 1997, le progrès pour la réduction de la susceptibilité aux parasites internes a été mesuré en entreprenant le décompte d'œufs de parasite par une analyse fécale régulière pour tous les boucs juvéniles prometteurs. Alors qu'il y a une variation dans les résultats parmi les groupes de boucs, quelques animaux ont présenté régulièrement des décomptes d'œufs de parasite presque nul. La recherche entreprise en Nouvelle-Zélande et ailleurs indique que la résistance aux parasites internes est un caractère génétiquement transmissible qui peut être clairement identifié par une carte des gènes. En plus, les scientifiques de la Nouvelle-Zélande ont développé un test de dépistage sanguin rapide qui mesure le niveau d'immunité des chèvres à l'infection par les nématodes. À la lumière de ces recherches en cours et du dépistage effectué par le consortium, les animaux qui démontrent un décompte fécal nul d'œufs de parasite ont été élevés au rang de boucs reproducteurs utilisés dans le programme d'élevage et ceci en reconnaissant l'avantage économique qu'un tel animal puisse contribuer à sa progéniture.

Finalement, la vigueur des nouveaux-nés est un autre trait qui mérite d'être considéré. La période qui se situe entre la naissance et la première tétée substantielle du nouveau-né est une période à grand risque. Beaucoup de chevreaux qui ne sont pas mort-nés périssent durant cette période et cela, plus qu'à n'importe quel autre moment. Une diversité de facteurs peut avoir un impact sur la survie du nouveau-né, plusieurs d'entre eux ne sont pas dus au chevreau lui-même :

· Nouveaux-nés trop gros - Ceci est un facteur qui est influencé de deux façons: la suralimentation de la mère et la prédisposition génétique du père et de la mère. La suralimentation de la mère est, assez simple, une mauvaise régie. Les chèvres suralimentées développent des chevreaux trop gros et perdent du tonus musculaire amenant à une inertie utérine. La parturition (mise bas)prolongée qui survient influera sur la capacité du nouveau-né à survivre. Les chèvres Kiko répondent à la suralimentation de la même manière que n'importe quelle autre race de chèvre. Les chèvres Kiko ne sont toutefois pas prédisposées génétiquement pour produire des nouveaux-nés trop gros lorsqu'elles sont gardées dans des conditions de pâturages naturels. Dans cette situation les chevreaux naissent avec un poids moyen sans que la mère n'ait de travail prolongé et pour qu'elle puisse se lever et s'alimenter promptement. Des observations sur le terrain suggèrent que les nouveaux-nés Kiko se rapprochent de ceux des chèvres sauvages pour la rapidité à laquelle ils se lèvent et tètent, et le temps requis pour évacuer le site de mise bas.

· Taux de croissance - Quoique les chevreaux Kiko naissent avec un poids dans la moyenne, leur taux de croissance élevé permet de les voir rapidement rattraper et même surpasser celui des autres races de chèvre. Le taux de croissance permet aux chevreaux Kiko d'atteindre le poids de base souhaitable pour l'abattage plus rapidement que les races à croissance plus lente.

· Faible taux d'incapacité maternelle - L'abandon des nouveaux-nés et l'incapacité à retrouver ceux-ci au lieu de mise bas est rarement observé chez la chèvre Kiko.

Tous ses facteurs contribuent à améliorer le taux de fécondité (pourcentage de chevreaux nés). À partir des observations sur le terrain, il apparaît que les chèvres Kiko ont généralement des chevreaux qui démontrent un degrés de vigueur à la naissance fort marqué. Les chevreaux se lèvent et tentent de téter à une rapidité rarement observée chez une race de chèvre domestique. Conséquemment, la période durant laquelle les nouveaux-nés sont le plus exposés aux prédateurs et aux variations climatiques (ce qui est le temps entre la naissance et la première tétée) est significativement réduit. À plusieurs égards, le taux de fécondité est une des mesures les plus stables de la régie du troupeau. Les prix peuvent être à la hausse ou à la baisse mais une constance du rendement dans la production adoucira les nombreuses fluctuations financières auxquelles un producteur fait souvent face. Le Groupe Goatex LLC a toujours opéré en étant convaincu que le producteur peut supporter les fluctuations des prix du marché mais il ne peut pas soutenir une mauvaise production ou plus que les fluctuations minimales du rendement de la production.